Retour sur la rencontre finale du Prix Marguerite Audoux 2021

Le prix Marguerite Audoux des collèges du Cher 2021 a été décerné au livre Les mots d’Hélio de Nancy Guilbert et Yaël Hassan.

Habituellement, chaque classe participant à ce prix a le plaisir de se réunir dans la salle de spectacles Le Hublot, à Bourges. Ainsi, chaque établissement peut partager son travail autour d’une année de lectures mais aussi rencontrer le ou les lauréats du Prix. Cette année, crise sanitaire oblige, il n’y a pas eu de rencontre finale entre établissements mais Nancy Guilbert est venue jusqu’à nous le mardi 8 juin 2021 et s’est prêtée au jeu des questions des troisièmes.


Le Colombier a eu l’honneur d’organiser cette rencontre en présence des partenaires du Prix : M. Pierre-Alain Chiffre, Directeur académique des services départementaux de l’Education, Mme Annie Quenet, Présidente de la Ligue de l’enseignement du Cher ainsi que Fabien Joubert, coordinateur des actions culturelles, qui ont rappelé l’importance de la lecture, déclarée « grande cause nationale pour l’année 2021 » par le Président de la République.


Retrouvez quelques extraits de deux heures d’échanges passionnants avec une auteure très bienveillante envers son auditoire.


Connaissiez-vous Marguerite Audoux avant de remporter ce prix ?

Je me suis informée à son sujet avant de venir et j’ai constaté que l’enfance difficile, qui est un des thèmes de ce prix, trouve souvent sa place dans mes romans. En effet, le monde autour de nous est incertain et l’adolescence, qu’on appelle souvent « crise », est en fait une prise de conscience de la part d’enfants qui ouvrent les yeux et découvrent le monde tel qu’il est, en se posant de nombreuses questions.


Votre histoire est-elle inspirée de faits réels ? D’où vous est venue l’idée du personnage de Bianca et son histoire douloureuse ?

Oui, mais je transforme toujours la réalité car je ne suis pas biographe. Hélio m’a été inspiré par un ami de ma fille qui est tombé dans le coma. Nous sommes allées lui rendre visite dans un centre de rééducation, où il était dans un fauteuil, avec une trachéotomie (NDLR : un petit trou dans la gorge) pour mieux respirer. J’ai eu besoin d’écrire sur ce que j’avais ressenti. Le personnage de Bianca est venue de Yaël, qui avait visionné un reportage sur les femmes de la place de Mai en Argentine.


Comment choisissez-vous les prénoms ?

Hélio veut dire « soleil » ; c’est le soleil de sa mère qui exerce également un métier en rapport avec les astres (NDLR : elle est astrophysicienne). C'est Yaël qui s'est chargée de Mila ; n’ayant pas connu sa famille victime de la Shoah, elle essaie de faire vivre ses disparus dans ses livres. Ainsi, Mila signifie « mot » en hébreu.


Quels sont vos auteurs favoris ?

J'apprécie Timothée de Fombelle (auteur de Tobie Lolness) et Anne-Laure Bondoux (auteure des Larmes de l’assassin ), qui ont une plume juste. J’aime leur style littéraire. J’aime aussi énormément Alexandre Dumas dont je connais des passages par cœur !


Merci à Nancy Guilbert et à tous les partenaires du prix. Vous pourrez retrouver prochainement au CDI les nouveaux titres de l’auteure et voici un lien vers son blog : https://revedeplume.blogspot.com/



=> Contact : Professeurs de français et documentaliste

Auteur: Webmaster

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